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rue eterlet
f-77500 chelles
t +33 (0)1 64 72 65 70 leseglises@chelles.fr

 

Le centre d'art accueille les publics du lundi au dimanche.
– du lundi au vendredi : scolaires, individuels et groupes sur RDV.
– du vendredi au dimanche de 14h à 17h : visites libres.
Accès gratuit.


 

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Histoire des églises

 

Classées au titre des Monuments historiques en 1984, les deux églises mitoyennes, Sainte-Croix et Saint-Georges, ont été sauvées de la destruction et restaurées.


UN PARCOURS ATYPIQUE AU FIL DES SIÈCLES...

Les premières traces de l’église Saint-Georges datent du VIe siècle et se situent à l’emplacement d’une ancienne villa royale mérovingienne. Au même endroit, un monastère féminin consacré à la Sainte-Croix est fondé en 661 par Bathilde, veuve de Clovis II. Le siècle suivant, la sœur de Charlemagne Gisèle entreprend un vaste programme architectural avec la construction d’une nouvelle abbaye plus à l’est, laissant le premier monastère aux moines. Au XIe siècle, il existe sur le site un édifice roman à nef et collatéraux. C’est à l’occasion d’une réfection en 1254 que l’on érige un chœur gothique. L’arc reliant le chœur et la nef est obstrué au XVIe siècle, dissociant ainsi les deux églises : Sainte-Croix est réservée aux religieux, tandis que Saint-Georges est destinée aux paroissiens.

Au cours des siècles, ces bâtiments sont aménagés et modifiés, dédiés à des usages cultuels différents. Ils suivent en cela l’essor de l’Abbaye Royale jusqu’en 1794, année de la séparation des édifices en parcelles comme biens nationaux. Progressivement, les baies sont bouchées, des portes et des fenêtres sont percées et les voûtes démolies. Jusqu’à nos jours, les églises sont en effet successivement transformées en auberge, granges, logements ou commerces…

Un plan d’urbanisme reconfigure largement le centre ville de Chelles dans les années 1970, période marquant l’abandon des deux bâtiments. Laissés dans en état de délabrement avancé, ces vestiges suscitent néanmoins l’intérêt de bénévoles et d’associations locales qui s’engagent pour leur sauvegarde et la redécouverte de leur passé. Grâce à cette nouvelle considération, l’édifice est inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques en 1974, puis classé dix ans plus tard. Des travaux de restauration sont dès lors entrepris, restituant l'architecture des églises telle qu'elle s'élevait au XIIIe siècle.

Une procédure de commande publique concernant l’aménagement du site en lieu d’exposition est initiée en 2001. Le designer Martin Szekely et l’architecte Marc Barani sont alors retenus pour intervenir au niveau des espaces intérieurs des bâtiments et de leurs abords.